Sortir des obsessions alimentaires

Oui, on peut en sortir!

État des lieux

Certaines l’expérimentent tous les jours: l’obsession de l’alimentation.

Je vais manger, j’ai envie, j’ai faim, j’angoisse, je me sens seule, non, je ne peux pas manger, je dois perdre du poids, je dois maigrir, merde, c’est l’été, qu’est ce que je suis grosse, je n’y arriverai jamais, c’est trop dur, je vais juste en manger un bout, si je rentre les fesses quelques fois, ça va partir, je ferai attention demain, je commence lundi, non, je ne dois plus y penser, j’ai faim, non, j’ai envie, mais je dois suivre mes envies, si je me frustre, ce sera pire, comment faire, je n’y arrive pas, je ne m’aime pas, et personne ne m’aimera, demain, je commencerai demain…

Pourquoi, comment?

Certaines tombent dedans dès l’allaitement, ou pas.

D’autres commencent à expérimenter à l’adolescence.

Pour d’autres, ça vient suite à un régime pour perdre juste deux petits kilos : « tu serais tellement plus jolie avec #quelqueskilosdemoins, #unpeumoinsdecellulite, #unventreplusplat etc. de la part d’une maman, d’un petit ami, d’une copine.

Pour d’autres encore, c’est suite à un coup dur, une rupture, un harcèlement moral et pour les dernières, c’est une difficulté à trouver sa place ou son identité, à mettre ses limites.

Et puis, pour toutes c’est pratiquement le même chemin, la dégringolade au coeur d’une obsession sans faim. Avec des conséquences visibles ou pas, mais dans tous les cas douloureuses: anorexie, hyperphagie, boulimie, grignotages incessants, surpoids, troubles physiques, acidité, stress etc.

C’est alors souvent parti pour les régimes, les craquages, les lâchers prises, les #jerecommencelundi, les points, les jours « sans » et ceux « avec », les pensées qui tournent.

Et c’est difficile d’en sortir. Tout simplement parce que ça devient la réponse à tout. A la tristesse, à l’angoisse, à la solitude, au stress, au contrôle sans fin, aux réussites, aux fêtes, à l’ennui, au vide, à tout. Et quand on arrête, de manger tout le temps, et bien, commence la lente descente dans l’enfer de l’obsession, de la pensée bloquée, ressassée, le contrôle incessant, la tristesse et la frustration.

En sortir?

Impossible d’en sortir? Non. On peut sortir de l’obsession alimentaire, on peut arrêter les compulsions alimentaires et sortir de ces souffrances.

Pour chacune l’histoire est différente et les portes d’accès sont variées. Pour chacune le chemin est différent mais pour toutes, il requiert bienveillance et douceur. Il y a des hauts et des bas, des tours et détours parfois. Et puis, des petites victoires qui s’accumulent et portent vers un autre chemin, plus calme et apaisé.

L’alimentation comme stratégie d’adaptation est un magnifique outil pour apaiser ce qui est vécu par une partie de nous comme insoutenable. Cette partie gardienne fait un travail magnifique. Et donc, on ne va pas la supprimer, la forcer, la violenter pour qu’elle se taise et ne fasse plus son job. Si c’était le cas, une autre stratégie d’adaptation prendrait le dessus: l’alcool, le jeu, le sexe, le shopping, la drogue etc.

Que ce soit par la Pleine Conscience, par un rééquilibrage alimentaire, par un travail en psychonutrition, par un changement de paradigme relationnel, par une modification dans sa façon d’être au monde, il existe pour chacune une façon de transformer sa relation à l’alimentation, à son corps, à son image. 🙂

N’hésitez pas à prendre un rendez-vous pour que l’on voie ensemble quelle est la porte qui vous convient le mieux. Ensemble, nous pourrons l’entrouvrir en toute sécurité.

Témoignage

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