Pourquoi vous êtes parfaite

Parfaitement parfaite

État des lieux

J’ai eu la chance et le bonheur de donner deux conférences lors de la Rencontre Imparfaite organisée par Chrystelle Charlier du Blog Imparfaites.

J’ai eu le plaisir de parler de nutrition, d’alimentation et du plaisir de manger, le tout à ma façon et donc en étant fondamentalement imparfaite.

J’aurais bien entendu aimé être plus structurée, plus concise, plus percutante.

Pourtant, je pense que le message est passé, dans la bonne humeur. J’ai vu des filles sourire, éclater de rire, poser des questions, s’interroger, s’exclamer.

Lors de cette après-midi, c’est comme si le droit d’entrée nous donnait l’autorisation d’être un peu plus qui on est. Parfaites aux yeux de certains et complètement imparfaites pour d’autres. Bref, d’être le reflet de ce que chacun veut voir.

Forcément, ça a été un moment de rencontres et de partages. De gratitude aussi. Envers cette ouverture à quelque chose de différent. Imparfait, je ne sais pas mais en tous cas différent.

Imparfaite versus Parfaite

Parce que l’imperfection, ça fait référence à la notion de perfection. Et si j’en crois le Larousse, la perfection, c’est la qualité de quelqu’un ou de quelque chose qui est parfait en SON genre. Et des genres, y en a plein. Est-ce que chacun-e, on ne serait pas parfait-e en notre genre? Finalement.

Et ça, ça me parle aussi. Tout autant que la version Imparfaites de Chrystelle que je surkiffe. Ca parle aussi à Isabelle Padovani puisqu’elle nous explique que si on accepte le jugement positif de quelqu’un, on sera amené à accepter aussi son jugement négatif. Bref, en fonction de comment cette personne s’est levée, comment elle se voit et se vit à cet instant, elle aura un regard sur vous. Et ce regard, il est parfait ou imparfait? Il est en tout cas dessiné en fonction d’une foule de facteurs aléatoires.

Personnellement, une fois que j’ai intégré ce message, la vie a été vachement plus facile.

Concernant le poids, c’est pareil. J’ai souvent et longtemps lutté mais je perdais à chaque fois (le combat pas les kilos). Oh, grâce aux nombreux régimes de magazines, je gagnais souvent mais à la fin, je perdais. Au départ, je pensais que c’était de la mauvaise volonté ou pire, un manque de volonté. Puis, j’ai compris qu’en fait ça n’avait rien à voir. Il m’a fallu du temps pour le comprendre.

 

Vous avez dit frustrations?

Et maintenant, je ne perds ni ne gagne, en fait puisqu’il n’y a plus de combat. Il m’a fallu du temps mais c’est ancré. Ca ne veut pas dire que parfois, je ne veux pas perdre deux kilos pour entrer dans ma robe de l’été passé, mais je ne vais ni m’affamer, ni me culpabiliser, ni m’obséder. D’ailleurs, une fois encore, j’ai dégusté ma nouvelle recette de tacos mexicains… Une tuerie!

En fait, je sais pourquoi parfois je prends du poids parfois. Tout simplement parce que quelque chose est déséquilibré. Et souvent, ce n’est pas mon assiette. Enfin, si, mais ça, c’est la conséquence.

Souvent, il y a une inadéquation entre ce que je veux et ce que je peux.

Et ça, ça me génère des frustrations.

J’ai envie de prendre du temps pour moi, j’ai envie de prendre soin de moi et finalement, je me retrouve à courir après le temps et à travailler énormément. J’ai envie de m’arrêter, de me poser et je me crispe et m’angoisse sur de nouveaux projets. Des obligations se mettent à pleuvoir sur mes désirs de tranquillité et je finis, frustrée, par grignoter une barre de chocolat ou à siroter un verre de vin.

Ca vous arrive aussi? Ouf, je ne suis donc pas la seule 🙂

Mais j’ai envie que ça s’arrête.

Procrastination, quand tu nous tiens

Il y a quelques mois par exemple, j’ai choisi de ne plus procrastiner. Plus facile à dire qu’à faire. Ou pas.

Une fois que je me suis rendu compte que procrastiner revenait pour moi à essayer de ne pas voir la réalité telle qu’elle était, j’ai eu un électrochoc. Ça ne me sert juste à rien de ne pas payer mes factures, de ne pas repasser mon linge ou nettoyer ma cour. Je devrai quand même le faire un jour. Donc maintenant, je le fais quand j’ai un créneau en rendant ça le plus agréable possible (je vous laisse trouver vos trucs et astuces… Perso j’écoute Isabelle Padovani ou la dernière formation que j’ai eu envie de suivre).

Centrage

Par contre, pour les projets qui me demandent de la créativité: écrire, cuisiner, faire des photos, je me laisse sentir quand c’est le moment. Ca peut être après une soirée, au milieu de la nuit ou en me réveillant. Je sais que quand j’en ai envie, je produis jusqu’à plus soif. Après, je peux ne plus m’y mettre pendant des jours ou des semaines.

J’essaye aussi de sentir ce qui est ajusté pour moi. Ça ne le sera peut-être pas pour quelqu’un d’autre mais ça l’est pour moi et finalement c’est le plus important. Je reste quand même définitivement, la seule personne avec qui je vivrai toute ma vie.

l'épreuve de l'agenda

Et dernièrement, j’ai commencé à envisager de ritualiser mes horaires et diminuer mon temps de travail… Grande première. DIMINUER MON TEMPS DE TRAVAIL!

J’ai toujours tellement de projets que j’ai envie de bosser 24h/24. Sauf que ça c’est imaginer la vie telle qu’elle n’est pas. Si je regarde la vie en face, j’ai maximum 10h de travail disponibles par jour cinq ou six jours sur sept.

Pas sept. Non. Cinq ou Six.

Ça n’est pas simple à prendre comme décision. Prendre soin de soi, ce n’est pas simple. Ni confortable. Mais nécessaire.

Conclusion

Alors comment je me sens après cette Rencontre Imparfaite? Fondamentalement et parfaitement PARFAITE. Comme toutes les nanas que j’y ai croisées d’ailleurs.

On nait parfait, on est parfait.

Après, parfois, on est bousculée par des coups, ralentie par des embûches, embêtée par des ennuis. Que l’on surmonte. Rapidement ou avec le temps.

J’espère que vous aussi, vous rencontrerez votre perfection. Et que vous ne la lâcherez plus!

Parce que c’est vous!

Je partage !

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