Maigrir en mangeant

Et c'est parti!

État des lieux

Vous me connaissez peut-être déjà un peu, vous savez alors que je ne suis pas la reine des régimes.

Pourquoi je n’aime pas les régimes alors que je suis psychonutritionniste?

Et bien tout simplement parce que les régimes ne servent pas à mincir mais simplement à perdre du poids en attendant de le reprendre avec beaucoup de culpabilité et de coups d’épée dans sa confiance en soi.

Parce que c’est bien connu, si vous ne savez pas perdre du poids alors que vous en avez besoin (et ce serait intéressant de se demander par quoi est défini le besoin: l’image, la société, les autres etc), c’est parce que vous n’avez aucune volonté, dixit beaucoup de professionnels (heureusement de moins en moins)

Malheureusement (ou heureusement), malgré le discours classique de beaucoup de nutritionnistes et de diététiciens, la perte de poids n’a rien à voir avec la volonté. Mais bon, je ne vais pas me perdre dans ce débat aujourd’hui. Ce n’est pas l’objet de ce post.

Non, aujourd’hui, je voudrais vous expliquer comment on peut mincir en mangeant. Parce que c’est parfois agréable de retrouver son poids de forme après quelques extras fort extras et de ne pas devoir changer de garde-robe à chaque #anniversaire, #fête de fin d’année, #vacances, etc.


1. Prendre le temps de manger

Quand on a TRÈS envie de manger quelque chose parce que c’est genre notre plat préféré, pourquoi a-t-on parfois cette fâcheuse habitude de le gloutonner?

Vous allez me dire: Parce qu’on a faim et que c’est top super bon. Alors, là, j’ai déjà envie de mettre le holà.

 

La faim, faut déjà savoir ce que c’est. En effet, selon Jan Chozen Bays, il y a 8 sortes de faims et la nourriture n’est pas toujours la bonne réponse.

D’ailleurs, j’ai été surprise de m’en rendre compte (et ça m’a d’ailleurs beaucoup aidée dans ma gloutonnerie), mais j’ai rarement vraiment faim. Et heureusement, parce que si on avait souvent faim, ce serait mauvais signe.

Donc si on se jette sur la nourriture ce n’est que très très rarement parce qu’on a faim.

OK, pourquoi alors?

Parce qu’on aime trop beaucoup ce qu’on a dans l’assiette. OK, je comprends. Mais si on aime vraiment très beaucoup, pourquoi se jette-t-on dessus et le termine-t-on en 3 minutes chrono?

Quand vous êtes follement amoureuse, vous avez envie que ça se termine super vite vous????

Ben non, moi non plus.

Donc, j’aurais envie de tester un truc avec vous. Genre, ok j’ai faim, ok, j’adore. Mais j’ai envie que ça prenne le temps. Qu’est ce que je fais?

La première chose qui me vient à l’esprit, c’est respirer trois fois et prendre le temps de regarder ce que j’ai dans l’assiette. Ça me permet de vraiment prendre conscience de ce que je mange et de m’en mettre déjà plein les yeux. Mmmmmh, Yummy!

 

Et là, boum, on remplit déjà la faim des yeux.

Différentes sortes de faims

Ensuite, je vais prendre le temps de déguster. Parce que savez-vous que la première bouchée est la meilleure? Et que après, on mangera son assiette à essayer de rechercher le bonheur de cette première bouchée? Alors, prenez le temps de la savourer! Deuxième faim remplie, la faim de la bouche.

Vous allez me dire que parfois, c’est pas possible tellement le ventre tiraille. Oui, je connais ça aussi. C’est la faim du ventre.

Prenez alors le temps de boire 1/2 verre d’eau afin de calmer MOMENTANEMENT cette faim pour mieux apprécier l’assiette. Il n’est ici évidemment pas question de boire de l’eau à la place de manger pour maigrir hein! Ça ne ferait que vous faire vous lancer sur une cochonnerie peu de temps après. C’est pour ça que je vous propose de prendre juste 1/2 verre d’eau.

Si vous buvez beaucoup avant le repas, vous diluez trop les enzymes gastriques qui permettent de bien digérer et donc les aliments se retrouvent à moitié digérés dans l’intestin, et ça, c’est pas top.

Donc en prenant le temps, vous remplissez déjà trois faims essentielles.

Si en plus, vous prenez le temps de vivre votre repas, consciente du moment présent, vous nourrissez la faim du coeur. Vous vous reliez à vous, aux autres, à ce qui vous entoure.

On s’en met plein les yeux et plein la bouche et plein le coeur, et du coup, on sort de table des étoiles plein les yeux plutôt que taraudée par la promesse culpabilisante d’un gros dessert pour compenser le médiocre sandwich qu’on a avalé en trois minutes…

Physiologiquement, prendre son temps, ça aide!

En prenant le temps de manger, vous laissez la leptine et la cholécystokinine, deux hormones de la satiété, arriver au cerveau. Produites par l’estomac et par le duodédum, elles font effet environ 15 minutes après le début du repas. Ainsi, l’hypothalamus, reçoit le message qu’il peut stopper les messagers de la faim.

Ensuite, lors de la mastication, on produit un neuromédiateur, l’histamine qui envoie également un message d’arrêt de prise alimentaire à l’hypothalamus.

Comme vous le voyez, la faim et la satiété sont régies par des hormones et des neuromédiateurs. Des molécules sur lesquelles on ne peut vraiment agir de façon directe. Alors à moins de lutter et de s’obliger toute sa vie à contrôler sa prise alimentaire, jouons avec ce que nous avons à disposition!

Moi, perso, j’ai maintenant mis mon contrôle sur autre chose, par exemple la température du four pour ne plus rater mon granola 🙂 Et je laisse mon hypothalamus me dire quand je n’ai plus faim, c’est moins contraignant.

 

Mâchez, mâchez, mâchez

Quand on mange et qu’on n’a pas pas faim. C’est pour combler un manque, une frustration, un ennui, une tristesse etc.

D’autant plus normal quand on a avalé en vitesse un sandwich thon curry entre une réunion et un rendez-vous chez le comptable. Du coup, à 15h, on se retrouve devant la « machine à crasses ». Ce n’est évidemment pas un problème de manger une sucrerie de temps en temps l’après-midi, mais c’est ennuyeux si c’est de dépit et avalé tout aussi rapidement que le sandwich à midi parce que en plus, cette fois, on culpabilise vraiment.

Un autre raison de prendre le temps de manger est que la mastication va vous aider à bien disséquer tous les aliments et donc à faciliter le travail de l’estomac et de l’intestin. Dès lors, les nutriments seront plus facilement assimilables. Or si les nutriments sont assimilés, le corps a ce dont il a besoin et ne pinaille pas pour manger plus tard.

 

 

De plus, quand on mastique le temps nécessaire, on produit des enzymes buccales grâce à la salive qui nous permettent déjà d’entamer la digestion et de faciliter le transit et donc… de limiter les ballonnements… On garde donc un ventre plat 🙂

Alors, évidemment, c’est plus facile de mastiquer longtemps une céréale complète qu’un pain blanc, un filet de poulet que vous avez amoureusement préparé qu’un nugget tout fait, etc.

 

Bref, vous avez compris, on choisit des aliments bruts et non des produits prémachés industriels.


2. Manger du cru quand on en a envie

Manger des crudités en début de repas permet d’obtenir les enzymes nécessaires à digérer les aliments cuits qui composent l’assiette. De plus, les crudités sont plus lentes et plus difficiles à digérer que la version cuite. Résultat: on prend plus d’énergie et plus de calories (ouhhh, le vilain mot) pour les assimiler et on mincit.


3. Manger à sa faim

Limiter sa ration calorique pour perdre du poids peut avoir l’effet inverse que celui escompté… En effet, l’organisme qui reçoit trop peu par rapport à ses besoins va tout simplement… les diminuer!

Et donc, ce qui se faisait initialement avec 300 calories se fait désormais avec 200 calories… C’est pourquoi quand on recommence à manger « normalement » après un régime drastique, on reprend tout ce qu’on a perdu et plus encore puisque le métabolisme a changé.

Il lui faut un plus long laps de temps que celui que vous avez décidé pour retrouver son rythme de croisière et réguler à nouveau ses activités.

 

Conclusion: diminuer sa ration calorique d’un verre de vin par jour ou de quelques poignées de cacahuètes est une bonne idée, ça l’est moins d’imaginer perdre plus vite parce que vous diminuez vos apports de moitié!


4. Choisir ses aliments en s'écoutant

À force d’écouter les avis des autres sur les « bons » aliments et les « mauvais », on ne sait plus bien où on en est et on se retrouve à avoir des comportements qui nous font obtenir l’effet inverse.

 

Plutôt que de s’interdire certains aliments, on reprend possession de ses sensations alimentaires et on les écoute. Parfois vous mangerez de la salade, parfois des pâtes, parfois du chocolat et parfois vous sauterez un repas.

 

Le tout en conscience.


Conclusion

La bonne nouvelle, c’est que vous avez toutes les cartes en main et que vous pouvez retrouver le plaisir de manger et de mincir sans vous priver, sans culpabiliser mais simplement en prenant soin de vous. Je sais ce n’est pas toujours confortable mais je vous assure qu’à la fin, ça paie!

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